Spécialiste des backdoors

L’israélien Verint fournira le nouveau système d’écoute de la Confédération

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Après l’échec, en septembre dernier d’un premier projet, la Confédération mise sur une solution de Verint, également fournisseur de la NSA, selon les informations du journal Le Temps.

Juste avant Noël, la Confédération annonçait avoir trouvé un nouveau partenaire pour son projet ISS (Interception System Schweiz), après l’échec de la collaboration avec la firme ETI/Detica, interrompue en septembre dernier. Selon les informations du Temps, le nouveau mandat a été confié à l’entreprise israélienne Verint, qui est aussi le fournisseur privilégié de la NSA. L’information est confirmée par le Département fédéral de justice et police (DFJP). Le projet devrait coûter 13 millions de francs à l’Etat. Verint était déjà candidat comme partenaire de l’ISS lorsque de la première sélection, en 2008, par l'organe de pilotage «Surveillance des télécommunications», selon le communiqué de la Confédération du mois de décembre, qui ne dévoilait alors pas son nom.

Verint, rappelle le Temps, est partiellement financé par le gouvernement israélien et il a été «maintes fois épinglé pour l’installation de backdoor dans ses systèmes». C’est lui qui aurait collecté les données de Verizon et AT&T pour le compte de la NSA. Le DFJP ne s’inquiète pas de la réputation de son nouveau fournisseur: «L’entreprise nous fournit le logiciel et le hardware. Mais l’ensemble du système s’opérera dans notre propre centre de données. Nous seuls sommes donc responsables de sa gestion et d’assurer un niveau de très haute protection pour protéger la Suisse contre des attaques et le vol de données sensibles», explique au quotidien Matthias Ramsauer, secrétaire général du DFJP et responsable du projet ISS. En outre, la Confédération travaille déjà depuis la fin des années 90 avec Verint.

L’exploitation de l’ISS devrait débuter l’an prochain.

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