20.06.2011 17:06 (Nicolas Paratte)
«Legalleaks»

Oeffentlichkeitsgesetz.ch: le nouveau Wikileaks suisse?

Des acteurs des médias de Suisse alémanique et romande ont décidé de donner plus de valeur à la loi sur la transparence entrée en vigueur en 2006. Ils ont à cet effet lancé un site web qui fait inévitablement penser à celui de Wikileaks. La version francophone est prévue pour cet automne.

Grâce à la loi sur la transparence entrée en vigueur il y a cinq ans, l'accès du citoyen aux documents officiels de l'administration fédérale est rendu plus aisé. Avec son récent lancement, la plateforme internet Oeffentlichkeitsgesetz.ch en appelle maintenant à l’utilisation de ces informations authentiques et non filtrées.

«Nous adressons des critiques à des administrations qui ne respectent pas le droit à l’information», explique Martin Stoll, président de l’association Oeffentlichkeitsgesetz.ch. Celui qui est également responsable du desk investigation de la SonntagsZeitung entend, en collaboration avec les journalistes alémaniques et romands, faire en sorte que l’accès libre aux informations de l’administration soit utilisé de manière plus conséquente.

Le site Oeffentlichkeitsgesetz.ch propose notamment un outil pour l’établissement de demandes d’accès aux dossiers. Les utilisateurs ont par ailleurs la possibilité d’évaluer le travail de l’administration après chaque requête. Les aspects juridiques ont aussi un espace réservé: la juriste Vera Beutler répond gratuitement par e-mail aux questions qu’on lui pose, ceci dans les 24 heurs durant les jours ouvrables.

Wikileaks comme modèle

Afin d’apporter la transparence même dans les derniers recoins de l’administration, Öffentlichkeitsgesetz.ch fournit parallèlement une section consacrée aux whistleblowers ou lanceurs d’alertes.

A la question si Wikileaks avait servi d’inspiration, Martin Stoll répond via Kleinreport.ch que l’idée de la plateforme a germé antérieurement à la grosse vague médiatique provoquée par le site de Julian Assange en fin d’année dernière. «Nous nous considérons fondamentalement comme 'Legalleaks'; nous revendiquons notre droit à l’information et exigeons l’obtention de documents selon la procédure légale».

Le site web est géré par une association indépendante de tout éditeur. Le développement a toutefois été financé, entre autres, par la maison d’édition Tamedia-Edipresse. De leur côté, la conférence des rédacteurs en chef et l’association des journalistes du Palais fédéral ont en pris le patronat. Disponible seulement en allemand pour le moment, une version en français du site sera mise en ligne dès cet automne.

 

Grâce à la loi sur la transparence entrée en vigueur il y a cinq ans, l'accès du citoyen aux documents officiels de l'administration fédérale est rendu plus aisé. Avec son récent lancement, la plateforme internet Oeffentlichkeitsgesetz.ch en appelle maintenant à l’utilisation de ces informations authentiques et non filtrées.

«Nous adressons des critiques à des administrations qui ne respectent pas le droit à l’information», explique Martin Stoll, président de l’association Oeffentlichkeitsgesetz.ch. Celui qui est également responsable du desk investigation de la SonntagsZeitung entend, en collaboration avec les journalistes alémaniques et romands, faire en sorte que l’accès libre aux informations de l’administration soit utilisé de manière plus conséquente.

Le site Oeffentlichkeitsgesetz.ch propose notamment un outil pour l’établissement de demandes d’accès aux dossiers. Les utilisateurs ont par ailleurs la possibilité d’évaluer le travail de l’administration après chaque requête. Les aspects juridiques ont aussi un espace réservé: la juriste Vera Beutler répond gratuitement par e-mail aux questions qu’on lui pose, ceci dans les 24 heurs durant les jours ouvrables.

Wikileaks comme modèle

Afin d’apporter la transparence même dans les derniers recoins de l’administration, Öffentlichkeitsgesetz.ch fournit parallèlement une section consacrée aux whistleblowers ou lanceurs d’alertes.

A la question si Wikileaks avait servi d’inspiration, Martin Stoll répond via Kleinreport.ch que l’idée de la plateforme a germé antérieurement à la grosse vague médiatique provoquée par le site de Julian Assange en fin d’année dernière. «Nous nous considérons fondamentalement comme 'Legalleaks'; nous revendiquons notre droit à l’information et exigeons l’obtention de documents selon la procédure légale».

Le site web est géré par une association indépendante de tout éditeur. Le développement a toutefois été financé, entre autres, par la maison d’édition Tamedia-Edipresse. De leur côté, la conférence des rédacteurs en chef et l’association des journalistes du Palais fédéral ont en pris le patronat. Disponible seulement en allemand pour le moment, une version en français du site sera mise en ligne dès cet automne.

© Netzmedien AG 2014
La reproduction ou la diffusion de tout ou partie d’articles, d’images ou de publicités est formellement interdite sauf autorisation expresse de l’éditeur.

Source URL (Extrait le 19.09.2014 05:45):

http://www.ictjournal.ch/fr-CH/News/2011/06/20/Oeffentlichkeitsgesetzch-le-nouveau-Wikileaks-suisse.aspx