Etude Deloitte

Deux tiers des horlogers suisses parient sur la vente online

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A l’heure d’acheter une montre, les clients recherchent des modèles en ligne mais effectuent leur achat en boutique. Les horlogers misent toutefois sur le développement des achats en ligne via leurs propres sites et ceux des revendeurs online agréés.

Le modèle Speedmaster Speedy Tuesday de Omega, vendu exclusivement sur le web s'est écoulé en moins de 5 heures. (Source: OMEGA Ltd. All rights reserved)
Le modèle Speedmaster Speedy Tuesday de Omega, vendu exclusivement sur le web s'est écoulé en moins de 5 heures. (Source: OMEGA Ltd. All rights reserved)

Les dirigeants de l’industrie horlogère suisse donnent désormais la priorité aux canaux numériques pour la vente et le marketing, indique une étude effectuée par Deloitte en 2017. Le sondage, mené auprès de 60 cadres supérieurs du secteur et de 4’500 consommateurs dans six pays, indique une forte volonté des dirigeants horlogers à se tourner vers le digital, non seulement pour le marketing, mais aussi pour commercialiser leurs montres.

Ainsi, 67% des cadres comptent privilégier ce canal de vente et développer leur propre e-boutique dans les 12 prochains mois. Ils sont également nombreux à penser que, dans cinq ans, les ventes de montres s’effectueront principalement via le commerce électronique, soit sur leur propre site, soit via ceux de revendeurs agréés. Certains horlogers ont d’ailleurs déjà commencé à s’essayer à la vente en ligne. A l’instar d’Omega qui a proposé son modèle Speedmaster Speedy Tuesday uniquement en ligne. La création d’un commerce en ligne est même devenue une priorité stratégique plus importante que la réduction des coûts et l’expansion sur de nouveaux marchés, selon l’étude de Deloitte.

Ce virage vers l’e-commerce ne fait cependant pas l’unanimité. Ainsi, un tiers des fabricants considère que le commerce électronique n’est pas une priorité. C’est le seul domaine analysé par Deloitte où les stratégies des horlogers sont si divergentes.

Recherche en ligne, achat en magasin

L’évolution vers l’e-commerce n’est cependant pas encore visible chez les acheteurs, qui se montrent conservateurs et préfèrent pour l’heure acheter leur montre en magasin. Ils privilégient en revanche dans leur large majorité les multiples canaux numériques dont ils disposent pour rechercher des informations avant, pendant et après le passage en boutique. «Le fait qu’une grande partie des achats en magasin soit influencée par les recherches numériques se vérifie dans le secteur de l’horlogerie suisse. Néanmoins, de nombreux clients ne veulent pas manquer l’expérience de visiter une boutique, voir la montre elle-même, toucher et essayer le produit», explique Deloitte.

Le marketing des horlogers se fait ainsi de plus en plus via les canaux numériques. Les médias sociaux restent en 2017 l’élément le plus important pour les dirigeants horlogers, explique l’étude. Ces derniers accordent d’ailleurs beaucoup d’importance à la création d’une équipe spécialement dédiée à la gestion des réseaux sociaux. La publicité sur les médias imprimés ne cesse en revanche de baisser et ces derniers n’arrivent qu’en avant-dernier lieu des stratégies marketing, tout juste devant la radio/TV.

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