Numérisation

La Suisse bien placée pour réussir sa transformation digitale

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Selon une étude récemment publiée par Economiesuisse, la Suisse est en bonne passe de réussir sa transition digitale.

Les deux organisations ont imaginé ici une utilisation des données gérée directement par chaque individu. (Source: Economiesuisse)
Les deux organisations ont imaginé ici une utilisation des données gérée directement par chaque individu. (Source: Economiesuisse)

Selon une récente étude menée par l’organisation faîtière Economiesuisse et le think tank W.I.R.E., la Suisse est bien partie dans son processus de digitalisation. En effet, l’étude met en avant le succès économique du pays, mais également sa situation géographique centrale en Europe, qui lui vaut d’être interconnectée à l’échelle internationale, une formation de qualité, des assurances sociales bien développées et un système fiscal équitable. Ces éléments forment, selon Economiesuisse et W.I.R.E., une bonne base pour entrer avec succès dans le tournant numérique.

Afin de réaliser cette étude, W.I.R.E. a développé un «modèle multidimensionnel de la numérisation» reposant sur plusieurs critères tels que l’innovation technologique induite par la génération, le stockage, le traitement et la transmission de données, lit-on dans le communiqué d’Economiesuisse. Selon le think tank, quatre domaines d’application sont essentiels et ouvrent de nouvelles possibilités aux différentes entités et individus, l’automatisation, la virtualisation, la connexion et la réalisation. Ce modèle a permis de mesurer les développements numériques en Suisse.

Différents scénarios de numérisation

En se basant sur ce modèle, le think tank a imaginé treize scénarios qui illustrent la façon dont laquelle la population et l’économie peuvent bénéficier «d’infrastructures fondées sur des données».

Parmi ces scénarios d'anticipation, l’un concerne le commerce de détail. Dans ce secteur, Economiesuisse et W.I.R.E. proposent l’introduction de la réalité augmentée afin de satisfaire au plus près les envies du consommateur mais également de s’adapter à son régime alimentaire. L’étude cite l’exemple de systèmes de guidage intelligents, conduisant le client vers les produits adéquats, l’introduction d’un coach en nutrition virtuel donnant des conseils en temps réel ou encore des senseurs qui détecteraient les carences du consommateur. «Des caméras identifient automatiquement les produits, téléchargent toutes les autres informations directement sur Internet et les affichent sur des lunettes ou sur un autre dispositif de visualisation», ajoute l’étude.

Un deuxième scénario imaginé concerne celui des marchés des données individualisées. Les deux organisations ont imaginé ici une utilisation des données gérée directement par chaque individu. Ainsi, chacun serait libre de vendre ou de céder à titre gracieux, dans le cadre de la recherche, par exemple, les données qui lui sont propres. «La transparence et la responsabilité individuelle permettent de mettre en place des marchés où chaque citoyen paramètre l’accès à ses données de mobilité, de santé, de consommation ou à ses données bancaires», explique l’étude. Ecomomiesuisse et W.I.R.E. rappellent toutefois l’importance de la mise en place de systèmes offrant une protection des données personnelles contre le piratage ou une utilisation abusive ainsi que des structures claires afin que chacun puisse gérer ses données facilement.

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