Etude PwC

La maturité numérique des CEO en Suisse est moins bonne qu'ailleurs

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Une étude menée par PricewaterhouseCoopers (PwC) révèle que seuls 54% des dirigeants en Suisse sont satisfaits de la transition numérique de leur entreprise. Les capacités des CIO en la matière sont évaluées positivement, davantage que celles des CEO.

(Source: Fotolia)
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D’après l’étude «Digital IQ 2017», menée par PwC sur les dernières tendances relatives aux technologies en entreprise, à peine plus de la moitié des dirigeants suisses estiment que leur firmes a atteint une maturité numérique.

Les CIO mieux notés en Suisse

Deux tiers des entreprises sondées dans le monde considèrent que leur CEO possède un QI numérique (ou maturité numérique) satisfaisant. En Suisse, elles ne sont qu’une petite moitié à le penser. En revanche, les entreprises helvétiques jugent les capacités de leurs CIO légèrement meilleures que la moyenne internationale, puisque 89% les estiment satisfaisantes, contre 83% pour le reste.

Holger Greif, responsable Transformation numérique chez PwC Suisse commente: «Les top managers doivent se concentrer sur quatre thèmes clés: l’aptitude à investir et à innover, la prise en compte des craintes devant le changement parmi les cadres moyens et les possibilités de formation du personnel. Car chaque collaborateur contribue, à son niveau, à la transformation numérique.»

Un manque de confiance

L’étude, menée auprès de 2'200 dirigeants dans 53 pays, montre également un manque de confiance de la part des entreprises suisses envers leurs employés. En effet, moins de la moitié pensent que leurs collaborateurs disposent des capacités nécessaires pour aborder la transformation numérique, contre plus de deux tiers dans le reste du monde.

«Nous avons ici un déficit indiscutable», explique Axel Timm, responsable Technologies d’entreprises auprès de PwC Suisse. «Pour pouvoir exploiter la pleine valeur des innovations et des technologies numériques, les entreprises doivent créer la bonne culture: il faut à la fois mettre l’accent sur les expériences clients et collaborateurs et combiner correctement les compétences au sein du personnel.»

En Suisse, les entreprises se montrent frileuses quant à l’adoption de nouvelles technologies. Plus de trois quarts des entreprises internationales interrogées «abordent franchement les nouvelles technologies», alors que seul un dirigeant helvétique sur deux a «confiance en la capacité d’innover de son entreprise». Les entreprises suisses suivent plutôt les tendances mises en avant par les grands prestataires, en l’occurrence l’intelligence artificielle et l’internet des objets.

Enfin, l’étude révèle qu’une entreprise suisse sur deux considère l’amélioration de l’expérience client comme l’un des trois objectifs essentiels de sa transformation numérique.

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