Première édition de l’étude «JobCloud Market Insights»

Davantage d'annonces en ligne que de clics pour les jobs IT en Suisse

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Selon l’étude «JobCloud Market Insights», l’offre d'emplois excède largement la demande dans le secteur informatique et pour les informaticiens.

(Source: Fotolia)
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La pénurie de compétences dans le secteur de l’IT est plus forte en Suisse allemande que dans la région romande. Ce constat émane de la première édition de l’étude «JobCloud Market Insights», réalisée par la société JobCloud en collaboration avec la Haute Ecole des Sciences Appliquées de Zurich. Les résultats se basent sur les offres d’emploi publiées sur jobs.ch et jobup.ch et consultées au mois de juin dernier. En comparant les annonces publiées (l’offre) avec les clics (la demande), les auteurs observent une pénurie de compétences dans les secteurs de l’IT, de la construction et de l’ingénierie. Le différentiel entre offres et cliccs dans le secteur IT est particulièrement marqué en Suisse alémanique.

En comparant les groupes de métiers, la tendance est la même. En Suisse allemande, environ une annonce d'emplois sur dix concerne la recherche d'un informaticien. Elle ne drainera cependant que 7,5% de clics. Dans la région francophone, la différence entre les annonces (7,2%) et les clics (5,9%) est moins flagrante, mais le taux de consultation reste bas. Il n'y a d'ailleurs qu'une annonce émanant du secteur IT parmi les 30 annonces préférées en Suisse romande et alémanique.

A l’inverse, les postes dans le commerce de détail/de gros ainsi que dans l’éducation font face à une demande élevée en Suisse romande. Les offres des administrations publiques et du secteur des services bénéficient aussi d’une très grande attention de la part des candidats. «Les raisons qui expliquent ce grand déséquilibre entre offre et demande dans certains secteurs, comme le commerce de détail/de gros, sont complexes et résident dans la nature même du secteur, précise Renato Profico, directeur général de JobCloud. Par exemple, une majorité du personnel actif dans le commerce de détail/de gros a suivi un apprentissage après l’école secondaire ou a simplement fini l’école obligatoire. Les exigences dans ce secteur sont donc relativement modérées, ce qui attire plus de personnes en recherche d’emploi. En outre, ce secteur offre plus de possibilités de travail à temps partiel ou de réinsertion professionnelle.»

Nette préférence pour les profils masculins

Lors de la recherche d'emploi, les auteurs constatent que les hommes bénéficient déjà d'un profil enregistré. Pourtant, ce sont les femmes qui recherchent plus souvent un emploi sur les plateformes en ligne. Du côté des recruteurs, l'étude démontre une nette préférence pour les profils masculins. Ceux-ci enregistrent en moyenne 31 clics par profil contre seulement 16 pour ceux des femmes. Selon les auteurs de l’étude, les raisons peuvent varier: soit les compétences, l’expérience et la formation des hommes correspondent mieux aux postes, soit les secteurs où les recruteurs font de la recherche directe (direct search) sont des domaines masculins. «Finalement, facteur non négligeable, la crainte d’un congé maternité joue toujours un rôle important», précisent les auteurs. D’une manière générale, la plupart des profils sont créés par des personnes entre 31 et 40 ans. Deux personnes sur cinq faisant une recherche d’emploi seront dans cette tranche d’âge.

La consultation sur un mobile, le clic depuis un ordinateur

Une personne sur deux ouvre les sites jobs.ch et jobup.ch depuis un téléphone mobile ou une tablette. Cependant, les utilisateurs cliquent sur les annonces majoritairement depuis un ordinateur, et ce pendant les heures de travail. Au niveau des profils, ce sont les dirigeants qui cliquent le plus souvent sur les annonces depuis un smartphone ou une tablette. Et plus des deux tiers d'entre eux consultent les offres d’emploi sur un produit de la marque Apple: la moitié le fera sur un iPhone, et les 20% restants consulteront les offres d'emplois sur un iPad. Pour leur recherche d’emploi, les collaborateurs sans responsabilité de management utilisent surtout un Samsung, devant l’iPhone et Motorola. Les résultats de l’étude démontrent que le Blackberry tend à disparaître. Pour Mara Pasquali, chef marketing chez JobCloud, le fait de «surfer» depuis un smartphone ou une tablette et de cliquer depuis un ordinateur est un phénomène également observé pour les annonces automobiles ou immobilières. «De la même façon, on parcourt les shops en ligne depuis un mobile, mais souvent on achète depuis un ordinateur.»

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