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Les PME suisses ne se sentent plus à l’abri des cybercriminels

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Une enquête de Zurich Assurances révèle que cette année, même les petites PME se considèrent toujours davantage comme cible potentiel des cybercriminels. Elles craignent avant tout le vol de données clients et des attaques affectant leurs opérations.

Les PME suisses se sentent toujours plus vulnérables face à la cybercriminalité. Pourtant seules 2,5% disposent d'une protection adéquate. C'est ce que révèle un sondage de Zurich Assurances, mené par téléphone auprès de 200 PME helvétiques. Les résultats indiquent que plus de 20% d’entre elles craignent les vols de données client et des attaques affectant leurs opérations (introduction de virus, site web inaccessible, etc.) A noter que ces deux types de menaces sont aussi les plus appréhendées en Autriche, en Allemagne et en Italie. En Suisse, les préjudices de réputation sont en outre bien plus craints en 2016 qu’en 2015 (17,5% des PME citent cet impact potentiel contre 10,5% en 2015).

L’enquête de Zurich Assurances fait également ressortir que de moins en moins de PME se sentent à l’abri des pirates. Si par le passé, c'étaient surtout les grandes PME qui étaient exposées, la cybercriminalité vise aussi de plus en plus les toutes petites entreprises: «Plus les modèles d'affaires se numérisent, plus le risque de piratage s'accroît», analyse sur ce point Christian La Fontaine, spécialiste des risques informatiques chez Zurich. Et d’ajouter que les restaurants ou même les salons de coiffure qui prennent des réservations par le biais d'internet ou d'applications, s'exposent à de coûteuses attaques.

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