Fake news

Google modifie son moteur de recherche pour combattre l’intox sur le web

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Après Facebook, c’est au tour de Google d'annoncer des mesures pour lutter contre les «fake news». Pour ce faire, les deux entreprises misent tant sur les améliorations de leurs algorithmes que sur l’oeil averti du public et des professionnels.

Les utilisateurs peuvent désormais signalé des informations inappropriées apparaissant dans les réponses automatiques de Google.
Les utilisateurs peuvent désormais signalé des informations inappropriées apparaissant dans les réponses automatiques de Google.

Quelques semaines après Facebook, Google apporte des changements à son moteur de recherche pour lutter contre la dissémination sur la toile de «fake news», pointées du doigt lors des présidentielles américaines et françaises. Dans son message Google explique vouloir contrer ceux qui se jouent de son système pour diffuser «des informations manifestement trompeuses, de mauvaise qualité, offensives ou simplement fausses».

Au niveau de son moteur de recherche, Google a modifié les directives employées par ses «évaluateurs» humains, afin qu’ils signalent des contenus de type intox et contribuent à ce que ces contenus soient ensuite automatiquement détectés par les algorithmes. Google a aussi changé ses outils de ranking afin que les pages les plus fiables gagnent en visibilité et que les contenus de mauvaise qualité soient rétrogradés.

La firme a enfin doté ses outils de suggestion de fonctionnalités de feedback permettant aux utilisateurs de signaler des suggestions inappropriées. Ce changement concerne tant Autocomplete (suggestion dans la barre de recherche) que les Featured Snippets (ces réponses extraites d’une page apparaissant en tête des résultats).

Améliorations aussi du côté de Facebook

Les changements annoncés par Google interviennent quelques semaines après que Facebook a également modifié ses pratiques pour combattre l’intox. Le réseau social a notamment amélioré ses outils de ranking, en considérant par exemple qu’un contenu est sans doute trompeur s’il est moins partagé par ceux qui l’ont lu que par ceux qui ne l’ont pas lu. Des outils de feedback permettant aux utilisateurs de signaler des fake news sont aussi prévus.

Par ailleurs, Facebook cherche à attaquer les diffuseurs d’intox au niveau de leur portemonnaie, sachant que nombre d’entre eux cherchent surtout à générer du trafic et donc des revenus publicitaires sur leur site. Facebook veut mieux identifier ces diffuseurs et limiter leur possibilité d’acheter des espaces publicitaires sur son réseau.

Collaboration avec la presse

Outre ces modifications, les chercheurs de Facebook et Google collaborent avec la rédactions de nombreux médias reconnus dans le cadre du projet CrossCheck. Egalement disponible au public, cet outil collaboratif est destiné à vérifier les informations publiées sur les médias sociaux et é détecter des news trompeuses ou fallacieuses.

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