Digital Circle

Le regard des étudiants de HEC Lausanne

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Pour la deuxième année consécutive, les étudiants du Master en Systèmes d’Information de la faculté des HEC de l’Université de Lausanne ont été consultés par les membres du Digital Circle, pour proposer leurs propres critères de classement des projets IT les plus innovants.

L’hétérogénéité des projets du Digital Award les a confrontés à la nécessité de revoir les typologies traditionnelles de l’innovation et de se poser les bonnes questions.

Les projets du Digital Award offrent un aperçu des bouleversements que connaît aujourd’hui l’innovation où toutes les typologies s’entremêlent. Une innovation n’est plus strictement incrémentale (elle améliore l’existant) ou radicale (elle transforme le marché ou créé un nouveau marché), mais se situe sur une échelle entre ces deux pôles. Par exemple, le projet Houston des Transports Publics Fribourgeois améliore l’existant en créant un nouveau système de communication, mais il peut également, à termes, transformer la communication sur le marché des transports. De plus, une innovation n’est plus seulement technologique ou non technologique, ou encore de produit, de service ou organisationnelle. La grande majorité des projets du Digital Award revêt plusieurs formes à la fois, ce qui empêche de les classer dans une unique boite bien étanche. Le projet Omnicanal de Visilab ne propose pas uniquement une innovation technologique (mobile first et réalité augmentée) mais également une innovation marketing et commerciale (changement dans l’expérience client et mise en place du pick up and store), et une innovation organisationnelle (de nouveaux processus logistiques et commerciaux ont été implémentés, et transformation de la relation entre les services web et les points de vente physiques).

Ainsi, pour classer les projets du Digital Award, le grand challenge des étudiants a été d’identifier différentes dimensions de l’innovation et de les considérer toutes ensembles. En synthèse, leur démarche a consisté à se poser deux grandes questions.

La première question peut être synthétisée de la façon suivante: qu’est-ce que le projet apporte de nouveau et pour qui? (Est-ce que ce projet comble un besoin existant ou en crée-t-il un nouveau? Quel est l’apport à l’utilisateur final? A l’expérience client? A l’entreprise? A l’environnement? Aux citoyens? Au secteur/l’industrie? Quelle est l’étendue de son impact? Quelles sont les possibilités de transférabilité, d’expansion? Quelle est la vision?). Répondre à ce premier sous-ensemble de questions a permis de classer les projets en croisant trois critères. Pour chaque projet, les étudiants ont analysé les types d’innovation (critère 1) (technologique, sociétale, organisationnelle, de modèle d’affaires, de produit et/ou services, méthodologique) et pour chacune leur intensité (selon une échelle pondérée allant de «pas innovant» à «incrémentale» puis «radicale») et l’échelle de leur impact (département(s) de l’entreprise, interne, local, national, global).

La seconde question fut la suivante: en quoi le projet est-il original par rapport à la concurrence ou au marché (L’innovation proposée apporte-t-elle une plus value par rapport aux concurrents? Ce projet comble-t-il un risque important sur le marché? L’entreprise prend-elle des risques avec ce projet pour se différencier de ses concurrents?) Répondre à ce second sous-ensemble de questions a permis d’identifier en quoi le projet différencier l’entreprise de ses concurrents. Parmi les critères les plus intéressants, les étudiants ont retenus l’audace (ou la prise de risque), la différenciation par rapport à ses concurrents et la valeur ajoutée.

Les réponses à chaque question ont ensuite été pondérées offrant un classement qui reflète le classement final des membres du jury du Digital Circle.

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